Les flutes de Champagne, comment les entretenir ?

Faut-il livrer un petit manuel avec les flûtes à champagne, c’est la question que s’est très sérieusement posée un célèbre verrier après avoir maintes fois constaté que ses clients avaient tendance à mal utiliser et mal entretenir ses verres.

La marque de luxe, spécialisée dans le cristal, avait constaté ces mauvaises pratiques au sein même d’une maison de champagne. Car utiliser une flûte, si ce n’est pas un art, demande tout de même un peu d’attention et quelques réflexes.

Ainsi le mode de lavage du verre influe bien plus qu’on ne le pense sur le champagne.

Au-delà même du risque au niveau du goût, un mauvais rinçage nuit à la formation de mousse dans la flûte ou à la chronologie de la naissance et de la mort du train de bulles. Il est donc fortement déconseillé d’utiliser des détergents pour le lavage des verres à champagne. D’ailleurs les professionnels de la restauration et de la nuit sont équipés de machine à laver les verres qui utilisent des produits particuliers qui ne font pas appel à des tensioactifs, ennemis des bulles.

A la maison, pas question de machine à laver les verres spéciale, mais un bon rinçage à l’eau claire suffit dans la très grande majorité des cas à laver efficacement les flûtes à champagne. Il faut aussi veiller à bien entreposer ses flûtes, et notamment éviter de les conserver dans un placard, tête en bas.

Cela a pour effet quasi systématique de donner l’odeur du placard, voir l’odeur du bois, de la cire ou du revêtement utilisée sur les étagères, au verre. Il faut donc les ranger debout, et les recouvrir d’un drap inodore afin d’éviter que de la poussière s’accumule dans les flûtes. Enfin, sachez qu’il ne faut jamais servir une flûte à plus des deux tiers de sa hauteur, cela manquerait indéniablement d’élégance et de savoir-vivre.

Un support marketing

D’ailleurs il faudrait également éditer un petit guide pour aider les amateurs de champagne à choisir leurs flûtes. Car il existe une infinité de formes de flûtes. On serait d’ailleurs tenté de se dire qu’il suffit de choisir des flûtes offertes ou vendues par une maison de champagne pour opter pour le bon modèle. Et bien c’est loin d’être aussi simple. Cela l’est encore moins quand il faut en prime gérer des flutes de Champagne pour des Magnums ! Car les maisons de champagne ont souvent tendance à offrir des verres à leurs clients ou à leurs revendeurs, des flûtes ornées de leur nom qui sont malheureusement plus souvent choisies pour leur tarif attractif que pour leur qualité de dégustation. Il existe tout de même des exceptions.

Serveur de verre de Champagne ? Il faudra bien les laver ces flûtes !

On pense par exemple aux flûtes à champagne Perrier-Jouët, des modèles ornées de la célèbre anémone qui symbolise la maison d’Epernay. Ces verres marient esthétisme et qualité pour une bonne dégustation. De par leur forme élancée et leur pied élégant, ce sont des flûtes qui s’approchent de la perfection. Dans la même veine, il faut évoquer les flûtes signées de la maison Dom Pérignon.

Ce sont de petits bijoux de design, de raffinement et d’élégance. Une forme qui permet de mettre en avant, d’exalter et de sublimer les arômes des Vintages Dom Pérignon. Certaines marques font le choix de s’associer à un grand nom pour signer leurs flutes. On pense notamment à la maison rémoise Bollinger qui a fait appel au savoir-faire de Riedel, marque de référence mondiale dans l’univers de l’œnologie.

La marque autrichienne a créé un verre sur-mesure, un verre parfaitement adapté au style de la maison Bollinger, un style qui s’appuie sur la vinosité, la puissance et l’amplitude. La maison Baccarat est une autre référence dans l’univers de la fabrication de flûtes et de verres à champagne. La très célèbre cristallerie a déployé une gamme importante et large, une gamme qui mêle modèle historique de la maison et création contemporaines signées de designers maison ou de grands noms comme Philippe Stark.

Laurent-Perrier, le succès d’un homme

Il est des hommes qui donnent une nouvelle dimension à un projet, à une idée. Des hommes dont la vision bouleverse la destinée d’une entreprise, et des hommes et des femmes qui la composent. Bernard de Nonancourt fait parti de ces hommes. Sa volonté, son talent et son exigence ont fait de la maison Laurent-Perrier l’une des plus belles réussites de la région au cours des 60 dernières années. Quand Bernard de Nonancourt prend la tête de la maison, celle-ci se relève difficilement de la Seconde Guerre Mondiale, ses stocks sont au plus bas, le vignoble a énormément souffert, et la population cherche à se procurer du pain et des biens de première nécessité plutôt qu’à trinquer au champagne. Il en faut plus pour décourager le grand Bernard qui y voit au contraire l’occasion de bâtir une maison pas comme les autres, de repartir de zéro pour mieux réinventer la maison crée près d’un siècle plus tôt. Et pour cela, Bernard de Nonancourt va s’appuyer une valeur fondamentale de l’entreprise : l’humain.

L’homme qui a bâti Laurent-Perrier

L’homme se forme dans les caves de la maison Lanson où il découvre tous les secrets, les exigences et la magie de l’élaboration du champagne. Une connaissance encyclopédique du champagne qu’il va mettre au service de la maison achetée par sa mère quelques années plus tôt. Il s’y investit corps et âme, passant des heures et des heures à hanter les chais, les caves crayeuses et les bureaux, s’impliquant dans tous les choix de la maison. Mais Bernard de Nonancourt prend soin de mettre en avant la valeur du travail d’équipe. Un champagne n’est jamais le fruit du travail d’un seul homme, mais celui d’une équipe. Une équipe à qui l’homme accorde une totale confiance. Depuis 1949, seulement deux chefs de cave se sont succédés, symbole de la force des valeurs de fidélité et de confiance de la maison.

Des équipes dévouées

L’une des forces de Bernard de Nonancourt est de savoir fédérer autour de lui une équipe. C’est en galvanisant ses troupes que ce chef d’entreprise hors norme a su installer sa maison au firmament. Mais il n’en faut pas moins rappeler que le cheval de bataille essentiel et principal de la maison de champagne Laurent-Perrier est et reste la qualité et le style de ses cuvées. Bernard de Nonancourt a souhaité des champagnes vifs, frais, aériens et élégants, des cuvées basées majoritairement sur le chardonnay. Ce sont essentiellement des vins taillés pour l’apéritif, des cuvées sensuelles et légères. La maison de Tours-sur-Marne s’est aussi distinguée au fil des années par son esprit innovant, parfois frondeur, et son caractère farouchement indépendant. Cela s’est traduit dans les caves par la création de cuvées se situant hors des normes du champagne : le Brut Rosé, un rosé de saignée lancée à une époque où la part du champagne rosé était plus que marginale dans la production de la région. Et plus singulier encore, on trouve l’Ultra Brut, un champagne élaboré sans ajout de dosage, sans ajout de sucre. Une méthode qui a aujourd’hui le vent en poupe, mais qui fut longtemps reléguée au rang de curiosité, une méthode qui exige une qualité sans faille des cuvées.

Le Grand Siècle de Laurent-Perrier

L’atypisme, l’amour des chemins de traverse, et le caractère précurseur de Bernard de Nonancourt se retrouve, et peut-être même exulte, dans la cuvée Grand Siècle. Une cuvée de prestige, un champagne haut gamme qui ne revendique aucun millésime, mais qui au contraire fait le choix de marier 3 millésimes, les 3 meilleurs de la décennie passée. Il fallait une audace incroyable pour imaginer un tel flacon ! Aujourd’hui le Grand Siècle Laurent-Perrier s’est imposé parmi les cuvées de référence de Champagne, et la maison est installée durablement parmi les références. Décédé en 2010, Bernard de Nonancourt a laissé à ses deux filles l’un des plus beaux fleurons de Champagne et une maison encore familiale et indépendante.

LVMH va faire du champagne en Chine

La maison de champagne Moët & Chandon va se lancer dans la fabrication de vin pétillant en Chine. La filiale de LVMH, le groupe de luxe de Bernard Arnault, s’est associée avec une entreprise publique, Ningxia Nongken pour planter 70 hectares de vignes dans le nord-ouest de la Chine. L’objectif est de profiter des terres et du climat local propice au chardonnay et au pinot noir, pour travailler des vignes et élaborer un vin effervescent proche du champagne. Ça aura le goût du champagne, ça aura la couleur du champagne… mais ce ne sera pas du champagne ! Ces bouteilles seront commercialisées sous la marque Chandon comme c’est déjà le cas pour les vins produits aux Etats-Unis et en Australie par Moët & Chandon.

Via Le Blog à Bulles

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